D’anciennes extinctions tropicales aux hautes latitudes ont contribué au gradient de diversité latitudinal
Pourquoi y a-t-il plus d’espèces dans les tropiques que dans les régions tempérées ? C’est une question sans cesse remise en avant mais ne trouvant pas de réponse consensuelle. Une étude publiée dans la revue Evolution impliquant des chercheurs de l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier (ISEM – CNRS / EPHE / IRD / Université de Montpellier) et du Real Jardín Botánico de Madrid (CSIC/RJB) propose une nouvelle hypothèse mettant en avant le rôle prépondérant, et sous-estimé, de l’extinction des espèces tropicales lors des changements climatiques et responsable de la faible diversité tempérée actuelle.
Il est communément admis que la majeure partie de la biodiversité de la planète a été générée dans les zones tropicales équatoriales, et qu'à partir de là, elle s'est ensuite étendue aux régions tempérées. Cette étude publiée sur le site de l'INEE, propose une vision sur le temps long de la dispersion des espèces.