Le changement climatique menace les écosystèmes néotropicaux
Parmi les études expérimentales in situ s’intéressant aux effets du changement climatique sur les écosystèmes, celles menées de façon coordonnées et standardisée par des réseaux de chercheurs sur de nombreux sites distribués le longs de gradients biogéographiques sont les plus rare. Cette approche permet de tester la généralité de réponses des écosystèmes au changement climatique, en rendant compte des interactions entre changement climatique global et contextes environnementaux et biologiques régionaux. Une étude, fruit de la collaboration entre le Laboratoire Ecologie fonctionnelle et Environnement (CNRS/Univ Toulouse Paul Sabatier/Toulouse INP), l’Université de Colombie Britannique, l’Université Fédérale de Rio de Janeiro, l’Université de Campinas, l’Université de São Paolo, l’Université de Puerto Rico, l’Université Nationale de Rosario, l’Université de l’Utah, l’Université des Andes, l’Université Queen Mary, l’Université d’Essex, le Laboratoire Microorganismes Génome et Environnement (CNRS/Univ Clermont Auvergne), le Laboratoire Ecologie des Forêts de Guyane (CNRS / CIRAD / INRAE / AgroParisTech / Université de Guyane/Université des Antilles), le laboratoire Botanique et Modélisation de l’Architecture des Plantes et des végétations (CNRS / CIRAD / INRAE / IRD), et le laboratoire Ecologie et Santé des Ecosystèmes (INRAE / Agrocampus Ouest), et publiée dans Nature Communications, montre comment des changements de régimes de précipitations, qui entraînent aussi bien des sècheresses que des inondations, érodent généralement la base des pyramides trophiques dans les écosystèmes d’eau douce néotropicaux, avec des implications négatives pour la dynamique des réseaux d’interactions trophiques.
Ce résultat scientifique, paru sur le site de l'INEE, traite de la vulnérabilité des écosystèmes et en particulier des écosystèmes néotropicaux, écosystèmes hébergeant une biodiversité riche mais également sensible.