Les gouvernements mondiaux n’ont pas tenu leurs engagements à protéger la nature
Une étude parue dans la revue Nature montre que les objectifs fixés en 2010 pour conserver la biodiversité par le biais d’un réseau d’aires protégées en 2020 sont loin d’être atteints. Ces travaux, auxquels des scientifiques du Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive ont contribué, mettent notamment en évidence des manquements importants dans la capacité du réseau à couvrir les sites les plus importants pour la biodiversité, laissant de nombreuses espèces sans aucune protection. Les résultats soulignent également que les aires protégées sont capables de limiter les déclins de biodiversité mais que leur efficacité actuelle est insuffisante à cause des faibles moyens qui leur sont alloués.
Peu de création d'aires protégées qu'elles soient marines ou terrestres, faible attention portée aux zones abritant une biodiversité foisonnante, insuffisance des mesures de gestion dans les aires protégées existantes, l'étude dresse un panorama exhaustif des progrès et des manques en matière de protection de la biodiversité à l'échelle de la planète.
Référence
Maxwell S.L., Cazalis V., Dudley N., Hoffmann M., Rodrigues A.S.L., Stolton S., Visconti P., Woodley S., Maron M., Strassburg B.B.N., Wenger A., Jonas H.D., Venter O., Watson J.E.M. (2020). Area-based conservation in the 21st century. Nature (DOI: 10.1038/s41586-020-2773-z).