Terra Forma : déployer un réseau dense de capteurs pour comprendre et répondre aux défis environnementaux
Piloté par le CNRS, le projet Terra Forma vise à concevoir et déployer, sur des territoires témoins, un réseau dense de capteurs environnementaux open source et à bas coût pour mieux comprendre les changements environnementaux en cours et s’y adapter. Le projet a été officiellement lancé le 24 janvier 2022. A Montpellier, le CEFE et le LIRMM participent au projet.
Doté de 9,6 millions d’euros sur sept ans dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir
En effet, d’ici 2029, une quinzaine de sites, témoins de la pression des activités humaines, seront équipés d’un réseau dense de capteurs environnementaux, reliés à un système de communication central. À terme, cet instrument de recherche majeur coordonné par le CNRS aidera à mieux comprendre le fonctionnement de ces socio-écosystèmes en proie à d'intenses changements grâce à l'acquisition et à la valorisation de données.
L'objectif est ainsi de progresser en termes de connaissances fondamentales et opérationnelles sur le fonctionnement de ces socio-écosytèmes et de leur adaptabilité au changement climatique et à la pression anthropique.
Terra Forma vise à mesurer et comprendre ce qui fonde l’habitabilité de la Terre – le capital naturel que constituent les sols, l’intégrité de la biodiversité et des paysages, les ressources en eau – ou ce qui la menace, comme la contamination biologique ou chimique de l'environnement. Une quinzaine de types de capteurs, uniques en leur genre, seront développés et déployés pour caractériser et quantifier ces paramètres.
Ces capteurs devront être frugaux, adaptés au terrain, dotés d’intelligence embarquée, miniaturisés et à bas coûts, mais aussi, en open source, afin d’être démultipliés. Car l’objectif est aussi leur appropriation par la société civile afin de favoriser son implication dans des questions environnementales prégnantes.
À l’échelle nationale, le projet Terra Forma implique 150 chercheuses et chercheurs de 42 laboratoires du CNRS, d'INRAE, de l’IRD et de nombreux établissements universitaires. Il s’appuie sur deux infrastructures de recherche, portées par ces mêmes organismes et universités : RZA
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