Une étude bouleverse les idées reçues sur la domination des mâles chez les primates
Selon une nouvelle étude scientifique, les conflits entre mâles et femelles sont très fréquents chez les primates et représentent plus de la moitié des conflits. Le sexe vainqueur des affrontements varie considérablement d’une espèce à l’autre
Si les connaissances autour du spectre de la dominance des femelles chez certaines espèces de primates remontent aux années 1960, les travaux quantifiant précisément le degré de dominance d’un sexe sur l’autre faisaient défaut. Une équipe de scientifiques a ainsi rassemblé des données issues de 253 populations représentant 121 espèces de primates afin d’étudier les confrontations entre les mâles et femelles. Elle a également analysé les contextes dans lesquels l’un ou l’autre a tendance à dominer.
Les scientifiques ont ensuite testé cinq hypothèses évolutives afin de comprendre ces rapports de pouvoir. Les femelles ont tendance à dominer au sein des espèces
Ces résultats montrent qu’il n’existe pas de modèle unique pour expliquer les rapports de pouvoir dans les sociétés primates et offrent ainsi de nouvelles pistes pour comprendre l’origine de l’évolution des rôles des genres masculins et féminins dans les premières sociétés humaines.
Référence
The evolution of male-female dominance relations in primate societies. Elise Huchard, Peter M. Kappeler, Nikolaos Smit, Claudia Fichtel, Dieter Lukas. PNAS, le 7 juillet 2025.
DOI : https://doi.org/10.1073/pnas.2500405122